Faire du stop : ce qu’il faut savoir

faire du stop

 

Je sais pas si tu sais, mais j’adore voyager en stop !

Pour moi c’est bien plus qu’un moyen de déplacement, c’est un moyen de rencontrer de gens et de se laisser porter par le vent et les rencontres.
Certaines de mes plus belles rencontres de voyage ont commencé avec un pouce en l’air.

Je te vois arriver gros comme un camion (c’est ça l’expression ?) : « Oui mais Ingvild c’est hyper méga dangereux le stop!! ».

C’est vrai. Tu peux mourir tué par un psychopathe ou être violée.
Mais tu peux aussi mourir en traversant la route.
Ou être violée en te baladant dans les rues de ta ville natale.
Tu peux même mourir étouffé par une saucisse. (véridique)
Alors je choisis de ne pas vivre dans la peur et la méfiance.
Et 99,9% des gens ne te veulent pas de mal !

Bien sûr je n’incite personne à faire du stop, je tiens seulement à partager mon expérience avec ceux que ça intéresse.

En tout cas voici tout ce qu’il faut savoir pour faire du stop :

 

Faire du stop : première étape

Avant toute chose, il est important de se renseigner sur le pays où on voyage.

Selon les pays où tu voyages le stop peut être mal vu, déconseillé pour des raisons de sécurité, voir même interdit. Alors vérifiez toujours avant de partir !

 

Le secret : choisir le bon endroit !

bon endroit pour faire du stopC’est la clé du stop !

Mets-toi au bon endroit et tu auras beaucoup plus de chance d’être pris(e), et rapidement.

 

Alors c’est quoi un bon endroit ?

  • Un endroit où les voitures ont la place de s’arrêter (renfoncement, bifurcation…)

  • Un endroit où les voitures ne roulent pas trop vite. Sinon le temps que la personne te voie, se demande si elle s’arrête ou pas, elle sera déjà loin !

  • Un endroit où tu es certain(e) d’aller au bon endroit. Bon c’est pas très clair.

 

Je m’explique :

Imaginons que tu veuilles aller à Joinville (bon bien sûr faut imaginer) et que tu sois sur une route qui mène à Joinville et à Poil.

Si les gens s’arrêtent il y a des chances qu’ils aillent à Poil et pas à Joinville.

Alors le top c’est de se mettre juste après la bifurcation, comme ça tu es certain(e) que tous ceux qui s’arrêtent vont à Joinville.

 

Petite astuce : il existe l’application Hitchwiki Maps qui t’affiche sur une carte les bons spots pour faire du stop!

 

Yeeees la positive attitude !

Parfois il faut attendre très longtemps avant qu’une voiture s’arrête.
Alors autant te dire que si tu n’es pas positif(ve), le temps risque de passer très, mais alors très très lentement.

En plus quand tu es pas positif(ve), ça se voit sur ta tête, et personne a envie de s’arrêter.
Personne ne s’arrête, donc tu fais encore plus la gueule.
Tu es encore moins positif(ve), donc personne s’arrête.
Bref, c’est un cercle vicieux.
Sois positif(ve).

CQFD.

Mets-toi à la place de ceux qui conduisent : on a beaucoup plus envie de s’arrêter pour quelqu’un qui sourit que quelqu’un qui fait la gueule.

Et puis quand tu es optimiste et positif(ve), les bonnes choses viennent à toi ! Véridique.
Alors reste positif(ve), fais comme Cécile !

auto stop

 

Le plus dur c’est de sortir de la ville

route faire du stopPour les grandes villes, le top c’est d’en sortir !

Parce qu’en ville, les voitures qui y sont ne vont souvent pas très loin et restent dans la ville.

Et puis pas facile d’essayer d’aller dans une direction quand il y a des intersections et des ronds-points à tout va !

Alors il est parfois judicieux de prendre un bus pour sortir des grandes villes.

Une fois que tu es sorti(e) de la ville ça va comme sur des roulettes !

 

Sois ouvert(e) au changement de programme

faire du stop changement de programmeLe stop ça passe souvent aussi par l’ouverture aux invitations de la vie.

Il nous est arrivé très souvent de ne pas du tout nous retrouver là où on avait prévu d’aller parce que ceux qui nous ont pris en stop nous ont proposé autre chose.

Comme cette fois où on s’est retrouvées au meilleur concert de notre vie avec des personnes incroyables !

Tu peux pas toujours faire comme prévu, et c’est ça qui est génial !

On ne sait jamais où le vent nous porte. Ou le pouce plutôt.

 

Prévois plus de temps que prévu

Certains disent qu’il faut compter deux fois plus de temps pour aller d’une destination à une autre en stop plutôt qu’avec sa propre voiture.

En réalité ça peut énormément varier. Il nous est arrivé souvent qu’une voiture s’arrête alors qu’on a même pas eu le temps de lever le pouce, et quelques fois on a attendu une heure ou deux.

Tu sais jamais vraiment combien de temps tu vas attendre, alors c’est mieux d’avoir du temps devant soi avant la tombée de la nuit. Comme ça si jamais personne s’arrête tu auras toujours le temps de trouver une solution de rechange !

Et puis je ne fais jamais de stop quand il fait nuit.

 

Fais confiance à ton intuition

C’est sûrement la règle la plus importante du stop :

                                 Suis ton instinct.

Si tu ne sens pas la personne, ne monte pas dans la voiture.

Et si sur la route la personne a des comportements déplacés ou qui ne te plaisent pas, dis-le, et demande à sortir immédiatement de la voiture.

Suis ton intuition et n’hésite pas à dire non si tu ne le sens pas.

 

Mais bon j’ai fait du stop une bonne centaine de fois et je n’ai jamais eu de mauvaise expérience.
Sauf une fois un mec qui voulait de l’argent à la fin du trajet.

Mais je ne me suis jamais sentie en danger.

Petite astuce : Mieux vaut demander au conducteur où il va plutôt que lui te pose la question d’abord. Comme ça si jamais il/elle ne t’inspire pas confiance tu peux simplement répondre que tu ne vas pas à cet endroit (même si c’est le cas).

 

Le stop c’est avant tout une aventure humaine

aventure humaineEn général les adeptes du pouce ne le font pas pour les économies.

Enfin pas que.

C’est souvent par plaisir de faire un bout de chemin avec des gens à qui tu n’aurais jamais parlé sinon.

Tu te retrouves à passer un moment avec des gens que tu n’aurais sûrement jamais rencontré sinon !

Et il arrive super souvent que tu t’entendes tellement bien avec ceux qui t’ont pris en stop que tu te retrouves à partager avec eux bien plus qu’un bout de trajet !

 

Mon meilleur souvenir de stop :

meilleur souvenir de stop

 

 

C’est l’histoire de ces gens qui rendent un voyage magique.

Avec Cécile et Clem on attend sur le bord d’une route de campagne au fin fond du Québec, quand un Westfalia gris s’arrête un peu plus loin. Une femme aux cheveux aussi courts que blonds et aux yeux rieurs nous fait signe de monter.

Elle, c’est Jacky.

Dans le van l’atmosphère est irréelle. Le soleil couchant inonde l’intérieur d’une lumière dorée, les paysages défilent sous nos yeux et la musique est entrecoupée par le rire de Cécile, qui parlait devant avec Jacky.

On s’arrête un bon moment au bord d’une rivière pour regarder les pêcheurs de saumon.

On s’entend tellement bien avec elle qu’elle nous propose de dormir dans son van devant sa maison.

Le soir on parle de la vie et de voyages autour d’un bon repas et d’un bon verre de gin.

On dort avec Cécile et Clem dans son van, et au petit matin Jacky vient nous réveiller, pleine d’énergie et de joie de vivre.

Elle appelle Clem « mon p’tit Pacha », parce qu’il dormait toujours comme un petit prince entre Cécile et moi. Elle m’appelle « En ville » parce que mon nom est imprononçable, et elle appelle Cécile «Mireille». Bon là j’ai pas d’explication.

Elle nous prépare des tartines de sirop d’érable pour le petit dej. (Eh oui forcément, le Québec).
La journée on va marcher en bord de mer (on a même croisé un phoque), et goûter à la bière de la microbrasserie du coin. On se lit nos animaux totems, et Cécile essaye de me convaincre que l’astrologie ça marche … en vain. On cueille des fraises dans le jardin, Clem tond la pelouse pendant que nous faisons à manger sur des airs québécois enjoués.

Le soir après le repas Jacky nous emmène chez des amis à elle qui faisaient une petite soirée. On boit quelques bières avec eux autour d’un grand feu de bois sous le ciel étoilé.

C’est tellement évident, tellement simple et tellement beau.

Après deux jours, il est temps pour nous de partir, le temps passe bien trop vite et il est bientôt temps de rentrer sur Montréal.

Jacky nous dépose un peu plus loin après Rimouski, pour que ce soit plus facile de faire du stop.

Au moment de partir, on est émus.

On se dit qu’on s’aime, et Jacky demande à Clem de prendre soin de nous.

On voit la voiture s’éloigner, et on éclate tous les trois en sanglots.

C’est incroyable cette rencontre.

Cette inconnue qui nous a récupérés au bord de la route est devenue une maman symbolique pour nous.

Ce qui est incroyable, c’est que si on n’avait pas levé notre pouce sur cette petite route de campagne, on n’aurait jamais eu la chance de rencontrer Jacky.

Merci pour cette belle rencontre.

 

autostop

 

le cœur en bandoulière

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